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27/11/2016

Que pensent les gens

Que pensent les gens :

 

Que pensent les gens tout au fond d’eux

Sont-ils contents ou malheureux

Toujours souriants, presque orgueilleux

Ou déprimant à qui mieux mieux

 

Que pensent les gens, c’est un mystère

Tant en dedans cela diffère

Des éclatants rires d’apparat

Qui fréquemment en larmes se noient

 

Que pensent les gens intra-muros

Sont-ils plaisants ou bien féroces

Si chaleureux à tendre une main

Ou nauséeux, rois du dédain

 

Que pensent les gens de ces promesses

Perdues au vent de leur jeunesse

Douleurs acides à l’estomac

Le teint livide, baissent-ils les bras

 

Que pensent les gens face au miroir

Du jugement de leur regard

Et quels secrets ils gardent enfouis

Quelques regrets ensevelis

 

Que pensent les gens des politiques

Si arrogants, si pragmatiques

Faussée l’image de ces mentors

Tant le message se détériore

 

Que pensent les gens du monde actuel

Qui inconscient, brûle ses ailes

Tout part en vrac et tout empire

Sont-ils d’attaque pour l’avenir

 

Que pensent les gens, sont-ils porteurs

Du sentiment nommé bonheur

Veulent-ils une vie, sont-ils d’accord,

Où tout s’écrit en lettres d’or

 

Que pensent les gens

Dites le moi

Sincèrement

Je ne sais pas

 

 

09/09/2016

Texte sur ma page short-edition

Si vous aimez le texte, vous pouvez aller voter sur ma page short-edition (stephaneleparolier )

Je peux voir de mon balcon Et j’en perds mon latin Des gens de tous horizons Main dans la main Mais que peut-il se passer C’est assez étonnant Je me sens comme ...
SHORT-EDITION.COM
 

06/09/2016

Des nouvelles

Bonjour, je me rends compte que je n'ai plus mis de textes sur ce blog depuis fin juin. Je continue d'écrire mais je les mets directement sur ma page Facebook. 

Si quelques personnes ( on ne sait jamais) souhaitent que je continue à en poser sur ce blog, vous pouvez me le faire savoir en commentaire.

Stéphane.

27/06/2016

Laisse parler les gens

Laisse parler les gens :

 

On m’a dit laisse parler les gens

Alors je les laisse parler

Même quand ils sont énervants

Sans aucune humanité

 

Ils se révèlent arrogants

Sans jamais se démonter

Je les trouve indécents

Dans le verbe à gerber

 

On m’a dit laisse parler les gens

C’est une question de respect

Leurs mots sont enrichissants

Il faut savoir écouter

 

Ils se montrent intransigeants

Ont des idées bien tranchées

Ça me semble étonnant

Et je suis consterné

 

Je fais vœu de silence

Jamais je n’interfère

Sous un feu d’éloquence

Fais trois pas en arrière

Dans ce jeu d’importance

Où les mots savent déplaire

Je peux en l’occurrence

Choisir de m’en soustraire

 

On m’a dit laisse parler les gens

Ils ont tant de choses à dire

Ecoute attentivement

Sans jamais intervenir

 

Ils sont fins, s’avèrent subtils

Dans n’importe quel domaine

Leur parole est d’évangile

Et prends-en de la graine

 

On m’a dit laisse parler les gens

C’est le moins que tu puisses faire

Ils ont du tempérament

Un satané caractère

 

Les gens, c’est entendu

J’en ai croisé des centaines

Ont la langue bien pendue

A confier leurs problèmes

 

Je fais vœu de silence

Jamais je n’interfère

Sous un feu d’éloquence

Fais trois pas en arrière

Dans ce jeu d’importance

Où les mots savent déplaire

Je peux en l’occurrence

Choisir de m’en soustraire

 

On m’a dit laisse parler les gens

Ils possèdent une expérience

Qui leur confère de l’allant

Deux ou trois longueurs d’avance

 

J’ai entendu la colère

Constaté le dépit

Aperçu quelques travers

Et quelques anomalies

 

On m’a dit laisse parler les gens

Et alors tu apprendras

Que la vie est un instant

Qu’il faut saisir dans ses bras

 

Malgré les difficultés

Entends les gens, écoute mieux

Sous leurs mots gratinés

Ils veulent tous être heureux

 

Je fais vœu de silence

Jamais je n’interfère

Sous un feu d’éloquence

Fais trois pas en arrière

Dans ce jeu d’importance

Où les mots savent déplaire

Je peux en l’occurrence

Choisir de m’en soustraire

 

Le point de rupture

Le point de rupture :

 

Crois-moi j’ai retourné

Tout ça dans ma tête

Les doigts jaunes à fumer

Trop de cigarettes

 

J’ai cherché dans l’alcool

Un peu de courage

Notre amour qui s’étiole

Vaut bien un breuvage

 

Marre de me torturer

C’est bien trop malsain

Ne plus tergiverser

Ça ne sert à rien

 

Je ne vais pas y aller

Par quatre chemins

Encore moins m’étaler

Sur un feu éteint

 

Je veux seulement te dire

Tout est terminé

Je vais simplement partir

Sans me retourner

 

Il n’y a pas de rupture

Qui puisse bien se passer

Au coin des commissures

Quelques larmes à sécher

Ils glacent les au revoir

De faux plis l’épiderme

Et placent sur les regards

Un rideau qui se ferme

 

Tu vas me détester

Du moins je l’espère

Avoir un peu compté

Dans ton univers

 

On n’a pas su semer

Le temps qui s’affaire

A rendre compliqué

Les jours ordinaires

 

Des bâtons dans les roues

A nous balancer

Comment tenir debout

Sans jamais chuter

 

Je me dis après tout

On a essayé

Et perdu nos atouts

Pendant le trajet

 

Sincèrement je renonce

A continuer

Et simplement je t’annonce

Je vais m’en aller

 

Il n’y a pas de rupture

Qui puisse bien se passer

Au coin des commissures

Quelques larmes à sécher

Ils glacent les au revoir

De faux plis l’épiderme

Et placent sur les regards

Un rideau qui se ferme

 

J’ai fait des compromis

T’en as fait autant

A mon humble avis

C’est jamais suffisant

 

Il parait évident

Et ça m’éblouit

Qu’on avance rarement

En terrain conquis

 

Si je suis dévasté

Je fais bonne figure

Avec comme bouclier

L’orgueil en armure

 

Si je suis dépité

Je garde une posture

Tel l’oiseau échassier

De mauvais augure

 

Qui se permet de conclure

Tout est bien fini

Pour s’envoler vers l’azur

En bonne compagnie

 

Il n’y a pas de rupture

Qui puisse bien se passer

Au coin des commissures

Quelques larmes à sécher

Ils glacent les au revoir

De faux plis l’épiderme

Et placent sur les regards

Un rideau qui se ferme

 

14/06/2016

Elle me dit

Elle me dit :

 

Elle me dit va te raser

Tu ressembles à un hippie

Et tu sais les années

Soixante-dix sont finies

 

Et pendant que tu y es

Passe-toi un coup de tondeuse

Tes cheveux ratiboisés

J’en serais très heureuse

 

Elle me dit range tes affaires

Tes chaussettes et tes caleçons

N’ont vraiment rien à faire

Au milieu du salon

 

Et crois-tu que le garage

Puisse être un magasin

Sortir de leur emballage

Tes outils voudraient bien

 

Entre ce qu’elle dit

Et ce que je fais

C’est toute une histoire

 

J’entends ses avis

Mais sans écouter

Comme un grand écart

 

Entre mes défauts

Et ses qualités

On forme un duo

Malgré tout soudé

 

Elle me dit cesse de jouer

A des jeux sur l’ordi

Tu ne vas jamais gagner

Jamais finir Candy

 

Et puis arrête de cloper

Dés que t’as plus de vie

Y’a un nuage de fumée

Nuage qui s’épaissit

 

Elle me dit viens te coucher

Tu ressembles à un zombie

En face de ta télé

A moitié endormi

 

Et quand tu me rejoindras

Ne fais pas trop de bruit

En te glissant sous les draps

Ce serait bien gentil

 

Entre ce qu’elle dit

Et ce que je fais

C’est toute une histoire

 

J’entends ses avis

Mais sans écouter

Comme un grand écart

 

Entre mes défauts

Et ses qualités

On forme un duo

Malgré tout soudé

 

Elle me dit demain il y’a

Les courses l’après-midi

Bien sûr tu viens avec moi

Pour pousser le caddie

 

Pendant que tu le conduis

Mollo sur les jurons

Si on te double et gratifie

D’une queue de poisson

 

Elle me dit dimanche on va

Manger chez mes parents

Ne mets pas ton bermuda

Bleu jaune fluorescent

 

Et cesse de draguer ma sœur

Elle n’a que vingt-neuf ans

Et très peu à faire mon cœur

D’un quadra bedonnant

 

Entre ce qu’elle dit

Et ce que je fais

C’est toute une histoire

 

J’entends ses avis

Mais sans écouter

Comme un grand écart

 

Entre mes défauts

Et ses qualités

On forme un duo

Malgré tout soudé